RDC/ CVM : Prétendu détournement de 44 millions USD, Me Molima lave Mme Kawanda.

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Après une période marquée par l’incertitude et la circulation de nombreuses informations contradictoires, l’avocat-conseil de Jeanine Kawanda, Directrice générale suspendue de la Congolaise des voies maritimes (CVM), a jugé nécessaire d’apporter des éclaircissements sur le dossier et rétablir ainsi les faits. A cette l’occasion, Me Justin Molima Wa Ndjemo a totalement lavé sa cliente, Mme Kawanda..

« Il n’y a pas eu de tentative de détournement, puisque l’argent est logé dans une banque locale », a soutenu l’avocat, avant de défendre le bilan de Mme Kawanda à la tête de la CVM.

Me Molima a rappelé qu’à son arrivée à la direction de l’entreprise, elle a découvert une structure confrontée à de graves difficultés, marquée notamment par un climat social tendu, d’importants arriérés de salaires et une drague hors service.
C’est ainsi que pour les surmonter, Me Kawanda a entrepris plusieurs actions en vue de redresser l’entreprise et d’améliorer ses performances. A l’actif de son bilan, Molima on peut mettre la remise en service de la drague « Fatshi », ainsi que du début de la régularisation du paiement des salaires et des cotisations sociales des agents auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale. À travers ces initiatives, Jeanine Kawanda ambitionnait de contribuer au redressement progressif de la CVM et à la restauration de ses capacités opérationnelles.

L’établissement étant placé sous la double tutelle du ministère des Transports et voies de communication, pour les aspects techniques, et du ministère du Portefeuille, pour les questions financières, plusieurs démarches ont été entreprises, avec l’accompagnement des armateurs, en vue de concrétiser ce projet.

Selon l’avocat, la Corporation des armateurs avait constitué un fonds destiné à contribuer à l’acquisition de la nouvelle drague, placé sur un compte bancaire cogéré et soumis à une double signature, ce qui exclurait, toute libre disposition des fonds par Jeanine Kawanda. Pour l’acquisition de l’équipement, la CVM avait sollicité l’avis de la Direction générale du contrôle des marchés publics et opté pour une procédure de gré à gré, dans le respect des règles en vigueur, a-t-il précisé.

Le choix a été finalement porté sur une firme néerlandaise spécialisée pour construire une drague, selon des normes techniques et les caractéristiques hydrologiques du milieu d’exploitation. Le contrat prévoyait notamment la construction de l’engin, la formation des techniciens congolais, le transfert de technologies et l’accompagnement technique, avec le suivi du processus par des ingénieurs de la CVM.

Au sujet du financement, l’avocat réfute les accusations portant sur un prétendu détournement de 44 millions de dollars, affirmant que le coût global du projet s’élèverait plutôt à 38 millions de dollars, couvrant l’ensemble des prestations. Il précise enfin que les paiements devaient transiter par les circuits bancaires et que l’acompte versé à la firme provenait du fonds constitué par les armateurs, sans qu’aucun compte personnel de Jeanine Kawanda.

Comme on le voit, tous les bruits autour de ce prétendu détournement n’ont pour objectif que de salir la réputation de Madame Kawanda et de justifier le retrait illégal de son mandat d’administrateur.

Le Tonnerre.

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